L’isola della Speranza rejoint l’UNC

Auteur : Compagnie Jabberwock

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Décret n° 2020-0521/2

Vu le Décret n° 2020-0517 relatif à la création du l’UNC ;

Vu le Décret n° 2020-0502 relatif au recensement des Confi-nations ;

Il est attribué ce jour, et pour la durée du projet Expoconfinement, un Passe-Porte de l’Union des Nations Confinées à Speranza ;

Ce Passe-porte permet de circuler librement au sein de l’UNC, y compris au-delà du périmètre défini par un cercle d’un rayon de 100 km autour de chaque confi-nation, et de jouir de toutes les prérogatives accordées aux membres de l’Union.


SPERANZA

Devise : Humour – Optimisme – Attentions délicates.

Hymne : Pour leur hymne, les naufragés ont décidé de reprendre les belles paroles de La Marche des Anges de Charles Aznavour.

 

Administration / organigramme : Sur l’île, le fonctionnement est horizontal. Chacun.e est responsable de son espace personnel mais l’espace commun est géré par les deux naufragés équitablement. (Enfin la plupart du temps)

Superficie totale : Speranza s’est implantée sur une île de 90m2.

Nombre d’habitants : Deux naufragés, jumeaux depuis 1997.

Langues officielles : Les habitant.es de Speranza ont inventé un langage puisque parfois ils avaient du mal à se comprendre. Ils n’avaient pas l’habitude d’échanger autant avant le naufrage. Alors, de cette expérience est née une langue commune, le « Ojfsjfioezu », qui est devenu le langage officiel de l’île.

Quartier principal : Les naufragé.es ont essentiellement occupé leurs cabanes personnelles. Le bureau était un endroit privilégié pour les disparus.

Attraits touristiques : L’île est remplie de trésors qui donnerait envie à plus d’un.e d’y séjourner ! On y trouve un imposant figuier qui a repris doucement ses activités au début du printemps, quoi de mieux pour rêver de soleil et de chaleur ? L’île voisine possède également un élégant cerisier souvent en fleur que l’on peut contempler en se plaçant à l’Est.

Manifestations sportives : Sur Speranza, on fait du tennis de plage pour se dégourdir les pattes ! Les deux naufragés ont installé le terrain avec les moyens du bord : une liane pour le filet et des raquettes en bois. La cabane d’en face a eu la chance d’assister à des matchs d’exception ! Attention à ce que le balle n’atterrisse pas sur l’île voisine : les propriétaires y sont un peu grincheux !

Manifestations culturelles : Après moult efforts, les disparus ont réussi à obtenir une connexion internet. Cela leur a permis de pouvoir regarder des films de qualité : La cité de la peur reste leur préféré. Peintures et musique sont aussi présentes sur l’île. Un des naufragés s’intéresse beaucoup à l’Europe, l’île peut ainsi participer à de longues conférences sur son fonctionnement !

Patrimoine gastronomique : La naufragée raffole du chocolat, malheureusement les expériences culinaires ont été parfois chaotiques, car sur l’île on ne trouve pas tous les ingrédients… Le naufragé a, quant à lui, sa spécialité au feu de bois : le bœuf bourguignon. Il a été si fier qu’il en a parlé pendant 5 jours ! Mais bon … « la viande de l’île n’était pas assez tendre » apparemment !

Rituels : Surtout une grande tasse de café le matin, puis une tasse de café le midi puis un déca le soir. On retrouve très fréquemment les naufragé.es au bord de l’eau quand le soleil se couche. Mais selon eux, les rituels sont à proscrire ! Aucune journée ne doit ressembler à une autre, car même si l’île n’est pas très grande, elle offre toujours quelque chose de nouveau. Il s’agit de partir à sa découverte en profondeur, on y trouve toujours une petite pépite !

Particularités du discours juridique : Rien n’est proscrit sur Speranza, on est libre de dire ce que l’on veut : parfois l’île voisine entend chanter et danser, et s’en agace bruyamment. Les naufragés de Speranza ont décrété de se dire la vérité, rien que la vérité ! Alors s’ils trouvent l’autre con, bah y’a plus qu’à lui dire. En revanche, quand leurs mots ont dépassé leurs pensées, ils ont pris l’habitude de venir s’excuser, alors le mot « pardon » est fortement encouragé sur l’île.

Livres de chevet ou morceaux de musique recommandés par les hautes instances de Speranza : Les naufragé.es ne se rejoignent pas tellement sur la lecture officielle de l’île. L’un vous recommandera volontiers Capital au XXIème siècle de Thomas Piketty, rêvant d’un nouveau système économique pour les îles alentours, tandis que l’autre vous partagera le théâtre de Maeterlinck et son essai Le trésor des humbles ! Les deux naufragé.es ont redécouvert We are the future de Joachim Garraud, une bonne musique de merde qui les a bien fait marrer, parce que ce sur l’île c’était le moment de se rappeler le passé !

Décrets majeurs de politique intérieure : Les naufragé.es ont décrété de toujours déjeuner ensemble. Ils ont décrété de bien manger d’ailleurs ! Ils ont décrété de ne pas mettre de réveil la première semaine. Ils ont décrété de vivre au jour le jour, car au fond, ils ne savaient ce que leur réservait le lendemain. Un tsunami ? Une tempête qui détruirait leur cabane ? Une bouteille à la mer qui viendrait leur annoncer qu’on ne viendrait jamais les chercher… ?

Décrets majeurs de politique extérieure : Ils ont décrété d’aider les îles voisines qui étaient un peu isolé.es, parce qu’après le naufrage certain.es avaient plus souffert que d’autres. Ils ont décidé d’être en contact avec les autres et de garder le sourire, même si parfois c’était un peu difficile.


Speranza (c) GD & OD